If you could travel in time as a writer, when would you go to? — with French Translation

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  VICTOR HUGO JE T’AIME    

           After this spontaneous declaration of love,                                                                                                                                 I think we can start with a peaceful mind.

A writer. If I was a writer, when would I travel to? To the XIXth century in France. I know, I always choose France, but it is my country and I love its art and culture. My favorite authors from this century are Victor Hugo and Charles Baudelaire. I don’t know all their works, I mostly read them by accident, and that is what I like the most about them. I barely look for them, they pop in my life like corn in a pan and I find their appearances very pleasant.

Victor Hugo wrote beautifully. He barely crossed his texts out. He was a genius, he played with words and sounds, images and feelings, and everything seemed too magical to be easy. His writing could be very simple* as is my favorite quote from him.

« I encountered in the street, a very poor young man who was in love. His hat was old, his coat was worn, his elbows were in holes; water trickled through his shoes, and the stars through his soul. »                                                                               Les Misérables

*simple in a good way. Natural, evident. Every word is at its place, there is no embellishment.

I think I first heard if Victor Hugo when I was at school. Almost all French students have to learn his most famous poem, Demain, dès l’aube… This poem touches me deeply. It makes my heart cry because I can feel a powerful sadness poured by its words. In this poem, Victor Hugo goes to his daughter’s grave to put a bouquet of holly and heather in bloom on it. His daughter died at a very young age — in fact, at my age, 19 years old — and he never accepted her absence. This English translation is… feelingless for me. You will find the original version below, in the French translation of this article.

Tomorrow, at dawn, the moment the countryside is washed with daylight,
I will leave. You see, I know that you wait for me.
I will go through forest, I will go across the mountains.
I cannot rest far from you for long.

I will trudge on, my eyes fixed on my thoughts,
Without seeing what is outside of myself, without hearing a single sound,
Alone, unknown, back bent, hands crossed,
Sad, and the day for me will be like the night.

I will not look upon the golden sunset as night falls,
Nor the sailboats from afar that descend on Harfleur,
And when I arrive, I will place on your grave
A bouquet of holly and heather in bloom.

Victor Hugo wrote a lot of other poems for his daughter and I do like Elle avait pris ce pli… where he remembers her presence and the tenderness he had towards her. I also have to speak about Notre-Dame de Paris. I read it again recently and I enjoyed it. It is very sad and unfair, but there is so much love, so much passion, fear, ultimatums… Characters are strong and weak at the same time. Strong because they love, weak because they love too much.

I have never been jealous of Victor Hugo. I have always admired his work. Being jealous would mean I would like to be like him, take over the way he writes and describes, be at one with his talent. But no, I don’t want to. I can’t take from Hugo what belongs to him. It is too precious. Too precious to be stolen or even borrowed. It is better to admire him, be inspired by his genius without copying it, inlay it in each fragment of paper that will fall into my hand. He had an undeniable gift and if I could go back in time to the XIXth century, I would choose him as a writing master.

Marion

P.s: tell me if you are interested in a French translation of my articles, I know it can help some of you.

Love


VICTOR HUGO JE T’AIME    

Après cette déclaration d’amour spontanée,                                                                                                          je pense que nous pouvons commencer avec un esprit en paix.

Un écrivain. Si j’étais un écrivain, à quelle époque retournerai-je? Au XIXème siècle en France. Je sais, je choisis toujours la France, mais c’est mon pays et j’adore par dessus tout son art et sa culture. Mes auteurs préférés de ce siècle sont Victor Hugo et Charles Baudelaire. Je ne connais pas toutes leurs oeuvres, la plupart du temps je les lis même par hasard, et c’est ce qui me plaît le plus chez eux. Je ne cherche à les rencontrer que très rarement, ils éclosent dans ma vie comme du maïs dans une casserole et je trouve leurs apparitions très agréables.

Victor Hugo écrit magnifiquement. Il raturait très peu ses textes. C’était un génie, il jouait avec les mots et les sons, les images et les sentiments, et tout semblait trop magique pour être facile. Son écriture pouvait être très simple* comme sa citation que je préfère.

« J’ai rencontré dans la rue un jeune homme très pauvre qui aimait. Son chapeau était vieux, son habit était usé; il avait les coudes troués; l’eau passait à travers ses souliers et les astres à travers son âme. »                                                                Les Misérables

*simple dans le bon sens du terme. Naturel, évident. Chaque mot est à sa place, il n’y a pas de fioriture.

Je pense que la première fois que j’ai étendu parler de Victor Hugo, c’était à l’école. Presque tous les écoliers français ont dû apprendre son poème le plus connu, Demain, dès l’aube… Ce poème me touche profondément. Il fait pleurer mon coeur parce que je peux ressentir une tristesse infinie déversée par ses mots. Dans ce poème, Victor Hugo se rend sur la tombe de sa fille pour y déposer un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur. Sa fille est morte à un très jeune âge — le mien en fait, 19 ans — and il n’a jamais accepté son absence.

Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

Victor Hugo a écrit beaucoup d’autres poèmes pour sa fille et j’aime vraiment Elle avait pris ce pli… dans lequel il se remémore sa présence et la tendresse qu’il avait à son égard. Je dois aussi parler de Notre-Dame de Paris. Je l’ai relu récemment et je l’ai de nouveau apprécié. C’est un livre triste et injuste, mais il y a tellement d’amour, tellement de passion, de peur, d’ultimatums… Les personnages sont forts et faibles à la fois. Forts parce qu’ils aiment, faibles parce qu’ils aiment trop.

Je n’ai jamais été jalouse de Victor Hugo. J’ai toujours admiré son travail. Etre jalouse voudrait dire que j’aimerais être comme lui, m’approprier sa manière d’écrire et de décrire, ne faire qu’un avec son talent. Mais non, je ne veux pas. Je ne peux pas enlever à Hugo ce qui lui appartient. C’est trop précieux. Trop précieux pour être volé ou même emprunté. Il vaut mieux l’admirer, s’inspirer de son génie sans le copier, l’incruster dans chaque petite parcelle de papier qui me tombera sous la main. Il avait un don inégalable et si je pouvais retourner au XIXème siècle, je le choisirais comme maître d’écriture.

Marion

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6 thoughts on “If you could travel in time as a writer, when would you go to? — with French Translation

  1. C’est vraiment cool que tu aimes Victor Hugo et Charles Baudelaire! J’ai pas lu beaucoup de textes de Hugo, mais j’adore la poésie de Baudelaire; mon poème préféré est “Élevation” (je sais pas si tu le connais, mais j’adore ça). Moi, je choisirais le 19ème siècle à l’Angleterre. J’aime vraiment la poésie de William Wordsworth et John Keats (pendant l’époque romanticisme). :)

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    • Mon préféré de Baudelaire, c’est La Charogne :) Je crois que c’est un des premiers poèmes que j’ai lus de lui et j’ai adoré la façon dont il décrivait la beauté de la femme à travers un corps en décomposition. Je sais, c’est bizarre hahah. Je ne connais pas bien ces auteurs anglais donc je les lirai et je te dirai ce j’en pense!

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